La France en (cyber) guerre

France Culture – Soft Power – Louis Gautier, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale.

Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale a pour mission d’adapter et renforcer les dispositifs de protection de façon systématique, hors de tout cloisonnement institutionnel et de toute approche sectorielle exclusive.

Dans cette émission on s’intéresse aux mutations de la défense et des armées avec le numérique. De nombreux pans de ce secteur sont affectés : les moyens de communication au sein de l’état-major et dans l’armée, avec tous les risques liés à l’interception de ces communications. Également, la numérisation des armées en soi avec des soldats de plus en plus connectés. Ou encore ce qu’on pourrait appeler une armée numérique qui agit à distance pour la défense de l’État.

L’invité de l’émission est Louis Gautier qui est le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale.

Livre blanc de la cyberdéfense

La revue stratégique de cyberdéfense, confiée par le Premier ministre Edouard Philippe à Louis Gautier, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, marque le début d’une stratégie de cyberdéfense fondée sur le durcissement de la protection des systèmes informatiques de l’Etat et des organismes d’importance vitale ainsi que le renforcement de la sécurité numérique pour les citoyens, les institutions et l’ensemble des acteurs qui participent du dynamisme économique, industriel, social et culturel de notre pays.

Véritable Livre blanc de la cyberdéfense, il est le premier grand exercice de synthèse stratégique dans ce domaine. – « Revue Stratégique de Cyberdéfense » –

Édito du Secrétaire Général

Dans un monde marqué par la multiplicité et l’imbrication des menaces ─ menaces de la force et de la faiblesse, expansion du terrorisme, risque de prolifération, attaques numériques ─, la France doit constamment adapter et renforcer ses dispositifs de protection de façon systématique, hors de tout cloisonnement institutionnel et de toute approche sectorielle exclusive. Cet objectif est bien celui que poursuit aujourd’hui le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale depuis ses origines.

Héritier du secrétariat du Conseil supérieur de la défense nationale, cet organisme interministériel fut tour à tour secrétariat ou état-major, avant d’adopter en 1962 la forme d’un secrétariat général de la défense nationale (SGDN), devenu en 2009 secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Malgré ces changements d’appellation et les évolutions de son périmètre d’action, le cœur de la mission principale du SGDSN reste le même au cours du temps : garantir l’adaptation, la cohérence et la continuité de l’action de l’Etat dans le domaine de la défense et, plus récemment, de la sécurité.

Relevant du Premier ministre, le SGDSN joue ainsi, dans son domaine de compétence, le rôle de trait d’union entre le gouvernement et le Président de la République. Il est une pièce de cohésion au sein de l’exécutif en assurant notamment le secrétariat des conseils de défense et de sécurité nationale que préside le chef de l’Etat. A la confluence des diverses sources publiques d’information et du renseignement, il occupe une fonction de vigie chargée de cerner les menaces pouvant affecter notre pays. Coordonnateur des politiques interministérielles de sécurité et de défense, il veille à la préparation et au suivi des décisions présidentielles et primo-ministérielles dans ce secteur. Opérateur de sécurité, il participe enfin à la protection directe de nos concitoyens à travers différents organismes qui lui sont rattachés, tels l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), le Centre des transmissions gouvernementales (CTG) ou encore, pour son soutien, le Groupement interministériel de contrôle (GIC).

Face à la pluralité des risques pour nos concitoyens et face à des adversaires enclins à innover et à se jouer de plus en plus des frontières ─ géographiques, techniques, matérielles ou immatérielles ─, le SGDSN n’a ainsi qu’une priorité, servir l’efficacité de la réponse de l’Etat et de la société.

Louis Gautier

28 janvier – Journée de la protection des données

Des données à caractère personnel sont traitées sans cesse – au travail, dans les rapports avec les pouvoirs publics, dans le secteur de la santé, lors d’achat de biens ou de services, lors de voyages ou lors de recherches sur Internet. En général, les particuliers ne sont pas conscients des risques liés à la protection de leurs données à caractère personnel ni de leurs droits à cet égard. Ils savent rarement ce qu’ils peuvent faire quand ils estiment que leurs droits ont été violés, ou quel est le rôle des institutions nationales de protection des données.

En 2006, le Conseil de l’Europe a lancé une journée de la protection des données à marquer chaque année le 28 janvier, date à laquelle la convention sur la protection des données du Conseil de l’Europe, connue sous le numéro STCE n° 108 a été ouverte à la signature. La journée de la protection des données est désormais célébrée à l’échelle mondiale (hors d’Europe, elle est appelée en anglais “Privacy Day”).

Pour une protection sociale des données personnelles

Pour une protection sociale des données personnelles 

Cet article a été co-écrit par Lionel Maurel et Laura Aufrère, doctorante au Centre d’Économie de Paris Nord (UMR CNRS 7234-CEPN). Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité.

Le 28 janvier dernier avait lieu le « Privacy Day » ou Journée européenne de la protection des données, un événement lancé en 2006 par le Conseil de l’Europe pour sensibiliser aux enjeux autour de la vie privée. Cette célébration s’est inscrite cette année dans une riche actualité, avec notamment l’examen par le parlement français d’une loi visant à mettre en conformité le cadre législatif national avec le Règlement Général de Protection des Données (RGPD). La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) fêtait par ailleurs ses 40 ans, alors que la problématique de la protection de la vie privée et des données personnelles n’a sans doute jamais été aussi présente dans le débat public.

Pourtant, le sens même que l’on peut donner à l’expression « protection des données » (Data Protection) n’est ni évident, ni consensuel.